J’ai évité jusqu’à maintenant de prendre parti publiquement pour
les uns ou pour les autres dans cette querelle de droits de scolarité au Québec,
par respect essentiellement pour les uns et les autres.
J’ai évité soigneusement tout propos jugeant envers les uns
ou les autres. Par respect encore une fois.
J’ai écrit, simplement, que s’il y avait consensus, je
prendrais forcément pour les étudiants qui sont, pour moi, l’avenir.
Mais de consensus, il n’y en a pas eu.
Sauf que là, on collectionne, autant d’un bord que de l’autre,
un lot d’absurdités qui m’empêchent de rester muet plus longtemps.
Parce que jamais, dans l’histoire du Québec, je n’ai vu
autant de conneries s’accumuler.
Et aujourd’hui, mon cœur déborde de douleur pour ce Québec
que j’aime, mais qui me donne envie d’aller vivre ailleurs, sur une île déserte
où l’hypocrisie serait bannie à jamais.
Et j’entends déjà, des deux côtés, les cris des extrémistes :
« Mais vas-y vivre ailleurs! »
Seulement voilà. Je le ferai peut-être. Mais pas avant d’avoir
parlé.
Parce que dans ce qui est passe de devenir une guerre, je n’en
peux plus de ces bourdes accumulées. Je n’en peux plus de ce renvoi de l’un à l’autre
de la boule à ping-pong remplie de gaz puant.
De chaque côté, dans chaque camp, je vois des choses qui me
heurtent, me scandalisent, me font frissonner. Et de chaque côté, je vois des
gens banaliser la chose.
Beau mécanisme de défense culturel : « Y’a rien
là! »
Mais oui, y’a quelque chose là!
Et aujourd’hui, excusez-moi, mais tout m’écoeure. Tout. Ou
presque. Et là, j’ai envie de dire ce que j’en pense. Tout ce que j’en pense.
Et ça ne sera pas beau, j’en ai peur.
Alors si vous craignez pour vos chastes yeux (ou vos chastes
oreilles car vous risquez de m’entendre en me lisant), j’aime autant vous
prévenir : lisez autre chose. Arrêtez maintenant. Parce que je n’ai pas l’intention
de me censurer.
Encore là? Bon. Alors allons-y.
Tout d’abord un petit
commentaire sur les extrémistes des deux camps.
Vos gueules, câlisse!
Si t’as rien d’autre à dire que des niaiseries qui n’alimentent
rien dans le débat, que des jugements insignifiants du genre : « y’a
un iPhone, la belle vie! » ou bien « Y faudrait mettre de la marde
devant la police pour qu’ils pilent dedans en chargeant », de grâce, ta gueule!
L’excuse de l’exaspération? Ben oui. On est des spécialistes
en excuses de tout genre. Des spécialistes en démagogie. Des spécialistes pour
donner la parole à des remarques dignes d’un QI de grenouille. Tabarnak :
vos gueules.
Le camp du oui, ensuite.
Là, je sais, on va m’accuser d’être contre la hausse.
C’est vrai. Je suis pire que ça, je suis pour la gratuité.
Je l’ai toujours été. Mais ce n’est pas pour ça que je prends la parole aujourd’hui
et si vous croyez que je vais gueuler contre le camp du oui parce que je suis
partisan, attendez de lire ce que je vais aussi dire à l’autre gang, plus bas.
Donc le camp du oui.
À la base, on a appris que les étudiants étaient divisés sur
la question de la hausse. Que certains dénonçaient des irrégularités dans les
votes. D’accord. Alors pourquoi ne pas avoir démontré clairement ce fait plutôt
que d’envoyer à « Tout le monde en parle » une porte-parole qui passait
un message « je-me-moi » totalement non-crédible? Pourquoi les as des injonctions n’ont pas
utilisé des processus prévus démocratiquement pour contester les votes et les
faire reprendre? Est-ce parce qu’il y avait des vraies majorités et que vous
étiez « frustrés » d’avoir à les respecter ou si vos droits n’étaient
véritablement pas respectés? Quand un vote est
véritablement pris démocratiquement, on respecte le vote et on ferme sa gueule
si on n’est pas d’accord. C’est ça la démocratie! Et si la démocratie n’est pas
respectée, là, c’est le temps de jouer la carte du légal. Et dans ce cadre-là,
tout le monde a du respect pour vous.
J’habite dans une région où les cours se donnent et où les
étudiants vont finir à temps et auront des jobs d’été. Je ne suis pas d’accord
avec leur décision. Moi, je les voyais aussi dans la rue. Mais ils ont voté et
c’était la majorité. Alors bravo, même si je ne suis pas d’accord.
Pour les autres, faites-comme moi : vos gueules.
Quant au gouvernement? Puisqu’il faut en parler, parlons-en.
Je suis dépité.
Je suis écoeuré.
Je vois dans son attitude une stratégie politique de miser
sur les gens qui ne sont pas d’accord pour se faire réélire alors que s’il n’y
avait pas eu ce conflit, ils auraient possiblement perdu les élections –
sondages clairs à l’appui.
Et si tel est le cas, je trouve ça bas.
Bas d’utiliser un conflit en passe de devenir dangereux pour
faire de la stratégie politique. Bas de laisser en place une femme qui a fait
preuve de la maturité d’un enfant de cinq ans lorsqu’à « Tout le monde en
parle » – toujours -, elle a déclaré ne pas aimer le porte-parole de la CLASSE.
Elle n’avait pas l’air d’un ministre. Elle avait l’air d’un enfant qui s’écrie :
« Je veux plus jouer avec toi ». Come
on, on a besoin de gens solides à la tête d’un ministère comme l’éducation.
On a besoin de gens capables d’ouverture. Et on a surtout besoin de quelqu’un qui
comprend la génération qui est dans la rue. Une génération qui aime les
responsabilités, qui veut être impliquée dans les décisions, à qui on devra s’adapter,
même en entreprise, si on veut les garder. Quand on est ministre de l’éducation,
on est censé connaître ses clientèles. La stratégie : « Allez à vos
cours, c’est un ordre », ça marchait avec les générations passées. Ça ne
marche plus avec celle-ci. Et on ne peut pas la « casser » comme on
faisait avant. Connaître sa clientèle, ça aurait été être capable de leur dire :
« Mauvaise nouvelle, gang, on a besoin de 850 millions sur cinq ans pour
les universités et actuellement, on pense que la meilleure solution serait de
remonter les frais de scolarité. » Et vous savez quoi? Ils les auraient
trouvés, les 850 millions. Ils auraient fait des propositions valables. Ils
auraient participé. Ça, ça aurait été connaître sa clientèle. Et ça aurait fait
autant de capital politique que le reste, en plus positif.
Nous n’avons plus affaire à un groupe de « suiveux ».
Les étudiants d’aujourd’hui s’informent, lisent les rapports, s’impliquent. Ils
agissent. On ne peut pas les ignorer.
Et le premier ministre, lui, que fait-il? En fait, rien.
Rien en apparence en tout cas. Sauf peut-être une « joke plate » dans
un endroit complètement déplacé pour la faire en plus. Les gens ont été
scandalisés. Avec raison. D’autres ont banalisé. Même Foglia, de qui je suis
habitué à des jugements effectués avec plus de discernement, s’est mis de la
partie. Son argument en faveur de Charest? « J’ai ri… et tout le monde
aurait dû rire. » Câlisse que c’est profond. On sent une grande réflexion
dans ces propos. Celui que j’aime lire, très souvent, a perdu lui aussi une
belle chance de se fermer la gueule. Mais on est rendu où?
Ben moi, je n’ai pas ri. Je n’ai pas ri parce que pendant
que Charest faisait cette blague que moi je juge de mauvais goût, des étudiants
manifestaient en grand nombre qu’ils n’étaient pas d’accord avec lui. Et ça, ça
n’avait pas à être banalisé. Je n’ai pas ri parce que l’endroit où il l’a fait
est partie prenante des critiques sur la supposée corruption du gouvernement. Rien
que pour ça, c’était déplacé. Je n’ai pas ri parce que c’était visiblement une
tentative de montrer qu’il s’en fout. Et ça, c’est méprisant.
Je n’ai pas ri, au fond, parce que ce n’était pas une
blague. C’était du mépris.
Si c’était un con, j’aurais ri. Jaune, d’accord, mais j’aurais
ri.
Mais ce n’est pas un con. Loin de là. Et quand on accuse
Jean Charest d’être un con, je m’insurge contre cette fausseté. Si c’était un
con, il ne serait pas là où il est. Et justement parce que ce n’est pas un con,
on peut interpréter comme du mépris et du calcul cette blague de con.
Et je ne suis pas loin de penser que certains ont raison
lorsqu’ils affirment que ce n’est plus un conflit sur des droits de scolarité
mais qu’on assiste à une immense récupération du conflit au profit de gens dont
la stratégie est de faire oublier tout le reste des insatisfactions qui pèsent
sur eux. Machiavel dans sa plus pure expression.
Et le pire, c’est qu’il y a de bonnes chances que ça marche.
Autour des « rouges »
maintenant.
E ça ne sera pas mieux.
Sont impliqués : trois associations dont une,
ironiquement nommée la CLASSE a une structure démocratique tellement lourde qu’il
lui faut une semaine pour prendre des décisions. La « démocratie directe »,
ça marche dans de grands débats de fond. Ce n’est pas efficace en temps de
crise. Et ça, quelqu’un aurait dû le dire à la CLASSE pour que, en démocratie
directe, ils aient eu au moins deux mois pour décider de donner des pouvoirs et
une marge de manœuvre à des porte-paroles qui auraient pu faire quelque chose. La
grande classe, une structure comme ça en temps de crise. Je passe mon temps à
essayer très fort de prendre pour eux et je n’y arrive pas. Un porte-parole
devenu expert en langue de bois qui passe son temps à jouer sur les mots parce
qu’il n’a jamais le mandat de dire les vraies affaires. Des résolutions qui, de
façon évidente, cherchent à mettre de l’huile sur le feu : on condamne la
violence physique mais on affirme en même temps le droit à la désobéissance
civile. Tabarnak! La désobéisance civile a toujours fait partie des normes de
la démocratie. Même l’Église catholique l’enseigne, ce qui n’est pas peu dire.
Était-ce nécessaire de l’ajouter? Pas du tout. C’était de la provocation! Des mandats
tellement limitatifs qu’ils sont faits pour tout boucher : on n’accepte
pas la trêve, on n’a pas le mandat de négocier mais d’exiger! Crisse, vous avez
quel âge? « C’est pas juste, bon!, On veut ça, bon. Je veux les ciseaux! Arghhhh.»…
C’est à l’adolescence qu’on dit ça.
Vieillissez un peu, calvaire! Probablement que la ministre ne guettait qu’un
opportunité de vous mettre dehors. Était-ce nécessaire de la lui fournir?
Et les autres, dans la rue? Oui, tous autant que vous êtes
et qui voulez des marches pacifiques avec lesquelles je ne peux qu’être d’accord,
comment se fait-il que vous vous laissez intimidés par une petite gang de
terroristes en noir qui foutent systématiquement le bordel? Pourquoi vous ne
faites que les huer timidement? Pourquoi vous ne les entourez pas, ne les
livrez pas à la police une fois pour toutes? Vous avez peur? Ne voyez-vous pas
que tout cela nuit à votre cause?
(Je dois ici faire un ajout car 12 heures après avoir écrit cet article, 2000 manifestants ont circulés dans les rues de Montréal pacifiquement et ont été constamment vigilants à ce qu'il n'y ait pas de violence - bravo!)
(Je dois ici faire un ajout car 12 heures après avoir écrit cet article, 2000 manifestants ont circulés dans les rues de Montréal pacifiquement et ont été constamment vigilants à ce qu'il n'y ait pas de violence - bravo!)
J’en ai fait des manifestations dans le passé. En 1969-1970,
on se retrouvait dans la rue et parfois, on lisait la pancarte après coup. C’était
la mode. On manifestait. J’ai fait la manif du bill 63. J’ai connu la crise d’octobre.
J’ai reçu un coup de matraque. Je vous comprends. Ça fait mal. Mais on avait
aussi un service de sécurité formé des gros bras étudiants. Pas grand-chose ne
passait et très souvent, la police n’avait pas à intervenir. Si notre ferveur
débordait, on se faisait rappeler à l’ordre assez vite. Alors bougez, de grâce.
Ne permettez plus à des extrémistes de foutre en l’air vos manifestations. Oui,
c’est vrai, il y a sûrement eu des abus dans le corps policier. Mais faut-il
pour autant leur fournir les prétextes pour charger? Arrêtez, de grâce. Ne permettez
pas qu’on vous polarise. Ça n’aide rien… sinon la réélection du gouvernement
que vous n’aimez pas.
Et les personnalités politiques? J’ai honte.
De tous côtés on accuse le gouvernement de faire de ce
conflit une plateforme électorale et on fait pareil. Encore une belle gang qui
agit en bébé.
Pauline Marois rame en tentant simplement de ménager la
chèvre et le chou d’une façon pas trop claire et en oubliant que son
gouvernement a déjà été au pouvoir et n’a pas toujour fait mieux. J’étais là,
moi, quand on a coupé les profs de 20% de leur échelle salariale parce qu’il
fallait qu’on fasse notre « juste part » et qu’on a augmenté en même
temps les députés et les juges. « Je me souviens, hostie ». Ce n’est
pas ça, la devise du Québec?
Et dans l’autre coin du ring, dans une lutte à finir pour
gagner des indépendantistes, le représentant Khadir d’un Québec-Solidaire qui n’a
de solidaire que le nom et qui pourfend Madame Marois autant que M. Charest
alors que l’heure serait à la coalition.
Bravo, gang. Vous faites fort!
Charest est-il si pourri que ça?
Faut-il absolument le battre aux prochaines élections?
Alors pourquoi ne vous parlez-vous pas? Pourquoi ne
faites-vous pas des ententes entre vous pour une seule cause : battre
Charest?
Ben non. Vous allez simplement diviser le vote, et vous le
savez très bien. Vous êtes donc partie prenante de l’immobilisme politique du
Québec. Alors esti, ne venez pas nous donner de leçons.
C’est opportuniste, c’est bébé, et c’est surtout
décourageant de voir comment des gens intelligents finissent tous par nous
convaincre de ce qu’on se doutait déjà : la politique, c’est d’la marde!
Y’a-t-il un vrai leader dans la salle?
La CAQ? Pfff… J’en parlerai quand ils seront un vrai parti
politique.
Je n’aurais pas fini
de me plaindre ce matin si je n’avais pas un petit couplet pour la police.
Une police qui, encore il y a quelques temps, refusait d’être
jugée par d’autres qu’eux-mêmes et n’y voyait aucun conflit d’intérêt. Une
police qui tente de faire son boulot mais est de plus en plus intransigeante et
pro-active. Une police dont la population a toujours cru qu’ils se protégeaient
entre eux et pour laquelle on n’a encore vu aucune mesure disciplinaire de
prise pour quoi que ce soit, tant à Gatineau qu’à Montréal. Il n’y aurait pas
eu aucun abus policier, ça a ben l’air.
C’est pourtant bizarre, les images qu’on voit aux nouvelles.
C’est curieux les témoignages qu’on lit sur les réseaux sociaux de la part de
manifestants qui assistent à des événements bizarres.
Je sais pour l’avoir entendu confirmer par des gens de la « police »
qu’il y a des formations qui existent en usage de la force. Qu’il y a des
critères à appliquer. Qu’il y a une manière de faire les choses. Que les abus
sont balisés afin qu'ils ne se produisent pas. Et vous allez me dire que tout a été respecté? Alors pourquoi je
ne vous crois pas? Et vous-mêmes, les policiers qui veulent vraiment faire leur
boulot, ne voyez-vous pas que certains dans vos rangs exagèrent et ne sont pas
vraiment « cleans »? À défaut de les condamner publiquement, pourquoi
ne réglez-vous pas ça entre vous dans le vestiaire en revenant pour que les « casseurs »
de votre gang ne récidivent pas le lendemain? Ne voyez-vous pas que l’image
policière est en train de tomber en lambeaux? Crisse, faites- quelque chose
pour ça!
Un jour, alors que quelqu’un de ma famille avait été aux
prises avec un interrogatoire policier très discutable éthiquement, un avocat
de Québec m’a dit : tu ne trouveras pas un seul avocat pour aller en cour
contre un policier, parce qu’on a trop besoin d’eux.
Tabarnak! Dans quel monde de malades on vit? Trouvez-moi une
île, quelqu’un, que je décâlisse d’icitte.
Je voudrais d’une société dans laquelle j’ai confiance que
la justice s’applique. Je rêve de vivre dans un endroit où les débats de fond
sont abordés dans une atmosphère de saine démocratie pacifique et renouvelée. Je
veux trouver un endroit où le respect des autres est une valeur de base. Je veux
un endroit où je n’ai pas tout le temps l’impression de me faire fourrer, d’un
bord comme de l’autre.
Quand je regarde l’histoire du monde, je m’aperçois que
jusqu’à présent, la seule chose qui ait vraiment marché est l’attitude de Gandhi.
La non-violence extrême. Le jeûne total au risque de sa vie. Ce serait
peut-être la solution. J’imagine le désarroi de tous les partis politiques
devant cette attitude. J’imagine les sous-sols d’églises remplis de gens qui
jeûnent. J’imagine des centaines de médecins superviser gratuitement le tout. J’imagine
les adeptes du Black Block essayer de venir faire du grabuge parmi des jeûneurs
assis tranquillement en lisant un bon livre.
Oui, je sais, j’ai beaucoup d’imagination.
Mais aujourd’hui, je ne suis plus capable de prendre parti.
Je vois, bien sûr, de bonnes attitudes. Les milliers de
manifestants pacifiques, le calme de Gabriel Nadeau-Dubois quand il se fait
insulter, des articles d’appel au calme et à la résolution du conflit dans les
médias.
Oui, j’en vois, de ces choses agréables.
Mais elles sont tellement noyées dans la merde politique et
la polarisation du débat que ce qui en ressort, pour moi, vu de l’extérieur, ce
n’est que l’odeur de la merde.
Et là, oui, je voudrais crisser mon camp sur une île. Une
île bien déserte.
Mais ce serait de la lâcheté.
Bien sûr.
Alors je suis impuissant.
Je ne sais pas quoi faire.
Mais fallait que ça sorte.
Ah oui, autre chose.
Si vous organisez un jeûne contre la merde politique,
dites-le moi, j’en ferai partie avec plaisir. Et si j’en crève, ben au moins, j’aurai
eu l’impression de me battre pour quelque chose.
Manifestement, oui, fallait que ça sorte.
RépondreSupprimerC'est moi ou le monde part à vau-l'eau ?
Non, c'est vraiment ça je crois.
SupprimerT'as bien raison Jean, et moi aussi je quitterais pour une Île déserte, ou peut-être bien même que je pourrais aller vivre avec une tribu Africaine... Chacun prêche pour sa paroisse et déforme la réalité à son avantage, au lieu de prêcher pour le bien-être collectif qui, tous ont pourtant l'aire de l'avoir oublier: représente aussi le bien-être de chacun!
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