J'ai toujours préféré la contemplation à la prière ou à la méditation. C'est de loin ce qui m'élève le plus. Et c'est toujours dans cette pratique que je me sens le mieux.
Depuis quelques jours, je porte une tristesse que j'ai à vivre et à laquelle je ne peux rien que de la vivre.
Hier, j'ai pris un motel dans un endroit que je connais peu.
Porteur de cette tristesse, je n'ai pas fait attention. Ce qui m'importait était surtout de dormir.
Ce matin, je me suis levé et ai trouvé au travers de la porte patio ce paysage magnifique.
Et je choisis de me dire qu'il s'agit là d'une petite attention de la Vie pour me consoler de cette tristesse.
La prochaine fois que vous aurez un moment de tristesse à passer, essayez de regarder autour de vous. Il y a, quelque part, quelque chose qui console. Toujours.
Contemplation... Gratitude...
L'univers de Jean Rochette
Bonjour. Ici, je dis ce que je pense. C'est tout. Comme chacun en ce bas monde a le droit de s'exprimer, cet endroit est mon lieu d'expression. J'y parle de l'humain, de son voyage sur terre, des moyens qu'on a d'y être bien. Notez que je suis psychologue. Mais je ne publie pas à ce titre et les opinions présentées ici ne sont donc pas toujours le reflet des découvertes scientifiques. Suivez moi aussi sur Facebook à https://www.facebook.com/univers.jean.rochette
samedi 18 mai 2013
mercredi 15 mai 2013
Rêver grand.
S’il est une chose qui est certaine, c’est que notre vie ne
sera jamais plus grande que la hauteur de nos rêves. Alors pourquoi ne pas rêver
grand?
Pour ne pas être déçus, diront plusieurs.
C’est certain qu’il y a un sentiment bizarre à attendre
quelque chose sans jamais l’obtenir et que rêver de châteaux en Espagne ou
demander la lune, lorsqu’on ne fait rien pour l’obtenir, est plus une garantie
de déception qu’autre chose.
Mais dites-moi…
Vous arrive-t-il d’éviter de penser que vous allez manger
quelque chose de bon pour ne pas être déçu si jamais ce n’est pas excellent?
Vous arrive-il de vous imaginer que votre prochain voyage
sera une catastrophe pour ne pas être déçu s’il ne se passe pas comme vous
voulez?
Rêver, ce n’est pas automatiquement se préparer à une
déception. Rêver, c’est planifier dans son inconscient l’accueil de l’impossible.
Rêver, c’est s’entraîner à reconnaître dans sa vie la manifestation de ce que l’on
a demandé. Rêver, c’est s’ouvrir aux possibles.
Il arrive dans la vie qu’on soit déçus. Effectivement. Mais
la manie de vouloir se protéger de ces déceptions à tout prix est d’un
pessimisme incroyable. Et ça empêche de voir les opportunités. À force de s’imaginer
petit, on finit par ne pas voir les occasions de croissance. À force de s’imaginer
pauvre, on finit par ne pas voir les possibilités d’avancement. À force de s’imaginer
malade, on finit par tomber malade.
Il faut rêver grand… et faire pour que ça arrive.
Rêver, c’est l’occasion de dessiner la toile intérieure du
futur que l’on désire pour l’ancrer dans le présent. C’est porter notre idéal à
chaque secondes de notre vie afin de saisir à chaque instant les indices qui
nous permettent de réaliser nos rêves. C’est, bref, avoir une vision, la plus
claire possible, de ce que nous voulons et désirons manifester dans le monde.
Je porte un rêve. Celui de fonder des centres de
développement personnel complètement autonomes (et donc payés entièrement) afin
de pouvoir accueillir les gens désireux d’aller plus loin dans la vie. Dans mon
rêve, ces centres sont pluridisciplinaires et peuvent prendre en charge
plusieurs dimensions de la personne. Dans mon rêve, ils peuvent accueillir les
gens sans égard à leurs moyens financiers. Dans mon rêve, ces centres sont mes
réalisations ultimes en ce monde et me survivent au-delà du temps.
Dans mon rêve, je peux dispenser là des traitements, de la
formation, des conférences afin de guider les gens vers le plus haut que leur
âme puisse aller.
Dans mon rêve, tout coule dans un bonheur indescriptible.
Et ça arrive que je sois déçu.
Quand je publie une vidéo et que seulement 200 personnes sur
1100 possibles se donnent la peine d’aller la voir, je suis déçu. Quand je fais
une conférence et que seules 10 personnes y assistent, je suis déçu. Quand je
demande la collaboration des gens et que personne ne m’offre quoi que ce soit,
je suis déçu. Quand je constate que la plupart des gens qui me suivent ne sont
que consommateurs de ce que je fais et de surcroît consommateurs exigeants, je
suis déçu.
Et alors?
Quand je commande une pizza dans un nouveau resto et que je
ne l’aime pas, je suis déçu aussi.
Vais-je en faire une maladie ou profiter des 200 personnes
qui ont regardé la vidéo? Vais-je en faire une dépression ou profiter des dix
personnes qui sont venues à la conférence? Vais-je arrêter de publier des
images parce que seulement 35 personnes indiquent qu’elles l’aiment sur une
possibilité de 1100 ou profiter des 35 personnes qui ont apprécié? Vais-je
cesser de manger des pizzas ou simplement en commander une ailleurs? La
déception, elle est partout. Ce qui ne veut pas dire qu’il faut la préparer, l’anticiper
et ne pas oser vivre ses rêves parce qu’elle est une possibilité.
Le rêve m’appartient. Le comment de sa réalisation ne m’appartient
pas.
C’est ça le lâcher prise.
Lorsque je suis déçu, je ronge mon frein un jour ou deux – c’est
bien humain – puis je me remets en selle et fait autre chose pour la poursuite
de mon rêve. On appelle ça la résilience.
Vous connaissez tous j’imagine l’histoire de ce grand
croyant qui était certain que Dieu le sauverait des flammes de sa maison en feu
et qui, après avoir refusé la police, les pompiers et un hélicoptère se
retrouve devant Dieu offusqué en lui demandant des comptes. Dieu lui répond
alors : je t’ai envoyé des secours trois fois et tu ne les as pas pris!
Préparer sa déception, c’est ne pas oser rêver ou bien
croire qu’une sorte de magie va faire tout à notre place.
Ne pas oser rêver, c’est tout faire pour que notre vie soit
minable… comme on s’y attendait.
On dit souvent que l’optimiste voit le verre à moitié plein,
que le pessimiste voit le verre à moitié vide et que l’opportuniste le boit!
Rêver, c’est être opportuniste. C’est être un entêté de sa
vision. C’est saisir à bras ouvert toutes les occasions qui nous rapprochent de
nos rêves en acceptant les déceptions comme des balises sur le chemin.
Rêver, c’est aussi arrêter d’avoir peur. D’avoir peur que
nos rêves ne se réalisent pas et qu’on soit déçus, mais aussi que nos rêves se
réalisent parce qu’on n’avait pas osé y croire ou qu’ils se présentent d’une
façon qu’on n’avait pas prévu. Ou plutôt c’est continuer d’avoir peur et avancer
quand même dans la confiance que le meilleur va arriver! La trouille, ça se
dépasse!
Le pessimiste ne rêve pas. Il a peur d’être déçu. Ou il rêve
en croyant que son rêve est trop grand pour lui. Ce n'est pas un partenaire efficace, car soit il s'accaparera notre rêve puisqu'il n'en a pas lui-même, soit il le sabotera parce qu'il ne croit pas qu'il a le droit au succès. Le pessimiste a peur. Constamment. D'être déçu. Il freine, il attend, il retarde. Il prend même parfois des allures d'optimistes mais quand vient le temps d'agir, ses "bottines" ne suivent pas ses "babines".
L’optimiste s’imagine que tout va arriver sans lui et attend
sans rien faire de tout obtenir. À la longue, il devient pessimiste. Comme partenaire, nous risquons de nous retrouver en train de réaliser son rêve à sa place puisque son optimisme est contagieux, mais qu'il n'est pas dans l'action. Et nous risquons alors de nous décentrer de notre propre rêve.
L’opportuniste saisit sa chance chaque fois qu’elle passe et
interprète ses déceptions simplement comme un indice : « ah… ce n’était
pas ça. Étape suivante! » L'opportuniste, dans ce sens et non dans le sens péjoratif est le partenaire idéal, dans la mesure où on a un rêve commun. Il fait ce qu'il dit. Il avance et ose. Il s'ajuste. Devant des déceptions, il ne s'écrase pas, il modifie le tir et recommence. Il veut réaliser son rêve.
On nous a toujours appris qu’il ne fallait surtout pas
demander la lune.
Mais pourquoi pas?
Qu'on soit seul avec notre rêve ou qu'on ait trouvé le partenaire idéal pour le réaliser, rêver notre rêve et l'agir ensuite avec force et passion, n'est-ce pas ça oser sa vie?
Qu'on soit seul avec notre rêve ou qu'on ait trouvé le partenaire idéal pour le réaliser, rêver notre rêve et l'agir ensuite avec force et passion, n'est-ce pas ça oser sa vie?
N'est-ce pas ça, rêver grand?
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